1ère session des tables rondes Oxybul : Éveillons leurs talents !

Le 22 mars dernier avait lieue la première session des tables rondes Oxybul, sous le signe du développement des enfants entre 0 et 2 ans. Nous y étions invités 🙂
Quel est le concept ? Qu’avons-nous appris ?
On vous explique tout en détail dans cet article. Ne partez pas !

Ces tables rondes seront régulièrement organisées par Oxybul tout au long de l’année.
Elles regroupent des experts de l’éducation, des parents pilotes de la marque (il s’agit de parents qui testent les jouets Oxybul en avant première), quelques journalistes et blogueurs, et enfin des parents qui ont gagnés le concours organisé sur la page Facebook d’Oxybul.

Pour cette première session des tables rondes Oxybul, 3 conférences étaient organisées :

Tables rondes Oxybul

  • Le regard : poser un regard bienveillant et confiant
    Cette table ronde était animée par Aude Chabrier, animatrice en atelier de communication bienveillante parents-enfants
  • Le comportement : comment favoriser les découvertes et les apprentissages avec une posture adaptée
    Animée par Emmanuelle Opezzo, auteure du livre Vivre la pensée Montessori à la maison, diplômée AMI (Association Montessori Internationale) et fondatrice de Koko Cabane, une structure proposant des ateliers bienveillants pour parents et enfants sur Paris.
  • Le développement de l’enfant: Quelles sont les grandes étapes du développement moteur, sensoriel et cérébral de l’enfant entre 0 et 2 ans ?
    Animée par Audrey Coudyser, responsable des crèches Rigolo comme la vie

Cette première session des tables rondes Oxybul était parrainée par Nathalie Lebreton, l’ancienne journaliste des Maternelles et désormais fondatrice du site Notiseoton.com, une plateforme regroupant de nombreux livres pour enfants et parents.

Ayez toujours les notions clés de l'éducation positive avec vous pour ne plus jamais être perdu face aux réactions de votre enfant !

Grâce à ses 15 fiches pratiques vous apprendrez à sortir du rapport de force, résoudre les conflits, réagir aux colères, trouver des alternatives aux punitions... et bien d'autres choses !

Oui, je les veux !

Le regard : poser un regard bienveillant et confiant

Cette première table ronde portait sur notre regard de parent.
À travers notre regard, ce sont nos croyances et notre confiance dans les compétences de nos enfants qui sont symbolisées. Notre confiance nourrit l’enfant et lui permet de développer sa propre confiance en lui. C’est ensuite grâce à elle qu’il développera ses compétences.

Nos croyances impactent la vision qu’a l’enfant de lui-même

L’« effet Pygmalion » illustre ce cheminement. En 1968, des chercheurs ont fait passer un test de QI à des élèves d’une école défavorisée de San Francisco. Ils ont volontairement faussé les résultats en attribuant des notes supérieures à la normale à 20% des élèves. Ces faux résultats ont ensuite étaient transmis aux professeurs des élèves. En fin d’année les chercheurs sont revenus afin de procéder à de nouveaux tests de QI. Les enfants dont le professeur pensait que leur QI étaient plus élevé que ce qu’il était réellement avaient augmenté leur QI.
Cette étude montre de façon précise la façon dont nos croyances impactent l’image que l’enfant se fait de lui-même.

Les étiquettes nous enferment

C’est pourquoi nous devons faire très attention au regard que nous portons sur nos enfants. Malgré notre amour, nous avons tendance à leur donner des étiquettes, par exemple “Il a marché tôt, ce sera un sportif”. Ces étiquettes enferment l’enfant dans une case jusqu’à le faire croire qu’elles sont justifiées et réelles. Elles nous empêchent de voir nos enfants différemment, tel qu’ils sont réellement.

Nous avons tendance à donner des étiquettes

Alors comment arrêter de coller des étiquettes ?

Commençons d’abord par comprendre d’où elles viennent : sont-elles issues de nos peurs, de nos projections ? Ont-elles été collées par notre entourage ? Les avons nous mise par facilité ?
Ensuite, posons-nous la question : ai-je déjà collé une (ou plusieurs) étiquette à mon enfant ? Si oui, est-ce qu’elle reflète réellement son comportement ?
Ai-je moi-même des étiquettes ? Est-ce que je me la suis posé seul ?
Bref, essayons de comprendre comment ces étiquettes sont arrivées là pour réussir les faire sortir 🙂

La science nous a démontré que rien n’est jamais figé. Cela s’appelle la plasticité cérébrale. Nous apprenons tous les jours, notre enfant aussi. Nous pouvons changer; nous allons changer. Apprenons à avoir un regard neuf sur notre enfant et laissons le nous étonner.

Au quotidien cela implique d’observer son enfant et de ne surtout pas le faire entrer dans une case. Au lieu de cela accueillons ce qu’il a envie de nous montrer sans juger.

Cette première présentation s’est terminée par l’intelligence multiple.
Cette notion d’intelligence multiple a été proposée par Howard Gardner en 1983 et validée depuis par la communauté scientifique.

Il existe 8 types d’intelligence : l’intra-personnelle, l’interpersonnelle, la corporelle-kinesthésique, la musicale-rythmique, la naturaliste, la logico-mathématique, l’intelligence spaciale et l’intelligence verbale et linguistique.
Le test du QI évalue principalement les 3 dernières.

Avoir conscience de toutes ces intelligences va nous permettre de relativiser. Tous les enfants sont intelligents. Mais ils n’ont pas tous le même type d’intelligence. Observons les pour découvrir quels sont leurs intelligences fortes afin d’accompagner leur développement.

Le comportement : comment favoriser les découvertes et les apprentissages avec une posture adaptée

La 2ème conférence des tables rondes Oxybul abordait la notion de posture et le cheminement vers l’éducation bienveillante.

Le cheminement vers la bienveillance passe par la prise de conscience : nous avons des automatismes. Ils proviennent principalement de croyances et de transmissions. Posons-nous la question de savoir si ce que l’on croit est vrai ou non (cela rejoint les croyances et étiquettes abordées dans la première conférence).
Nos choix sont-ils conscients ou automatiques ?

Afin de pouvoir aborder au mieux la parentalité bienveillante, nous devons faire un travail sur nous même. Faire le point sur notre propre éducation et sur nos attentes va nous permettre de nous en libérer et de repartir sur une base plus neutre.

Une intervention = une aide

Emmanuelle Opezzo a ensuite évoqué notre comportement de parent lors des activités de nos enfants. Nous ne devrions intervenir au milieu d’une activité que pour apporter une aide à l’enfant.
Malheureusement, bien que ce ne soit pas toujours conscient, ce n’est pas souvent le cas. Nos interventions sont souvent guidées par regard des autres, nos propres peurs (peur que l’enfant tombe et se fasse mal), nos émotions ou nos attentes (attente de résultat, on aimerait que cela soit mieux fait ou plus rapidement)

Avant d’intervenir, posons-nous, là encore, des questions : Est-ce que mon intervention est bien utile ? Est-ce qu’elle va vraiment aider mon enfant dans son activité ?
Le fait de s’observer va nous permettre de faire le “nettoyage” et de ne conserver que les interventions aidantes.

Que peut-on qualifier d’aide ?

On aide l’enfant lorsqu’on lui enseigne quelque chose. Cela peut être un geste, un concept, un lieu, etc.
Une fois la notion introduite, mettons nous en retrait et observons notre enfant faire ses propres expérimentations.

Lorsque nous intervenons sans que l’enfant en ai exprimé le besoin, cela entrave son rythme et abîme sa confiance en lui, sa dignité et son estime de soi.
Tant que l’enfant n’en exprime pas le besoin, ne pas intervenir c’est le respecter.

Aménager plutôt qu’intervenir

Une solution pour limiter nos interventions c’est d’aménager l’espace (vous pouvez relire notre article “4 techniques pour éviter de dire NON inutilement à votre enfant” à ce sujet)
Le fait de réaménager l’espace apporte plus d’autonomie à l’enfant, l’adulte peut alors s’effacer pour le laisser explorer.

Enfin la conférence s’est terminée sur le besoin de regard des enfants.
Il est important de prendre quelques minutes par jour pour les regarder jouer. Dans ces moments notre rôle est simplement de les regarder, évitons d’intervenir pour ne pas entraver leur exploration et leur apprentissage.

Le développement de l’enfant: quelles sont les grandes étapes du développement moteur, sensoriel et cérébral de l’enfant entre 0 et 2 ans ?

La dernière table ronde abordait un sujet que l’on connaît bien, les grandes étapes du développement de l’enfant.

Les crèches Rigolo comme la vie suivent 3 règles afin d’accompagner le développement des enfants :

  • Respecter le rythme propre à chaque enfant
  • Permettre à l’enfant d’être acteur
  • Être bienveillant dans l’accompagnement

Le développement entre 0 et 2 ans passe par 3 grandes étapes

Entre 0 et 6 mois

Entre 0 et 6 mois, l’enfant est encore limité au niveau moteur, par contre il perçoit ce qui l’entoure grâce à ses 5 sens dès la naissance.

Le sens qui est mature le plus rapidement est le toucher.
Afin de stimuler ce sens, nous pouvons poser les nouveaux nés sur des tapis confortables, cela les les invite à la découverte.

Vient ensuite l’odorat qui, avec le toucher, sont des sens qui apportent un côté rassurant pour l’enfant. D’ailleurs lors des premières séparations, les crèches Rigolo comme la vie invitent les parents à laisser un T-shirt imprégné de l’odeur de la maman.

Le goût est également assez mature dès la naissance. C’est grâce à ce sens que les enfants découvrent leur environnement.

L’ouïe est également mature dès la naissance, l’enfant perçoit d’ailleurs beaucoup d’informations in utero et sait reconnaître la musicalité de la voix.

Et pour terminer, la vue est le sens qui va mettre le plus de temps à arriver à maturité.
Dans ses premiers mois, le bébé est très attiré par les visages humains, les objets contrastés et les couleurs vives (Retrouvez notre sélection d’imagiers à forts contrastes pour les bébés)

De 6 à 12 mois

Entre 6 et 12 mois, le bébé commence à comprendre que ce qui sort de son champ de vision continue d’exister. Des jouets comme les boîtes Montessori de notion de permanence de l’objet peuvent l’aider.

Au niveau moteur, l’enfant va acquérir la position assise, se mettre debout et enfin commencer à manipuler les objets grâce à la pince du pouce. Toutes ces nouvelles compétences vont lui permettre de découvrir son environnement sous un nouvel angle.

À travers les jeux et les explorations, le bébé va découvrir qu’il a un pouvoir sur le monde.
À cette période, il vaut mieux privilégier des jouets faciles à prendre en main et adaptés à leurs petites mains encore peu habiles.

Et de 12 à 24 mois

L’enfant acquiert une plus grande autonomie grâce à la position debout et surtout à la marche. Son champ d’exploration grandit car il peut maintenant se déplacer seul.

Au niveau de la motricité fine, l’enfant gagne également en précision. Il va pouvoir commencer à faire du modelage et à tenir des crayons. Il faut une nouvelle fois lui proposer des objets adaptés.

C’est également dans sa deuxième année que l’enfant va commencer s’affirmer et à dire NON.

Le fait de connaître les grandes étapes du développement de l’enfant va nous permettre, à nous parents, de lui proposer des jeux adaptés. Mais attention chaque enfant à son propre rythme. Si l’on se rend compte qu’un jouet ne l’intéresse pas, il ne faut pas hésiter à l’enlever et à lui reproposer plus tard.
Encore une fois, observer son enfant est la clé.

La conclusion de Nathalie Lebreton

Les 3 tables rondes Oxybul étaient vraiment passionnantes et animées par des personnes réellement heureuses de partager leur savoir et leurs expériences.
Si vous avez un jour l’occasion d’y assister, n’hésitez pas et foncez 😉

L’après-midi s’est terminé avec une intervention de Nathalie Lebreton qui a abordé notre relation aux livres qu’elle met en avant sur son nouveau site notiseoton.com


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