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« terrible two » : 3 astuces pour le passer en douceur

Qu’est-ce que le « terrible two » ?

Le « terrible two » est la période où le jeune enfant commence à s’affirmer, à donner son avis et arrête de faire “gentiment” tout ce qu’on lui dit. Il a ses idées et ne veut plus qu’on lui dicte son comportement.
C’est un moment qui peut être difficile à traverser à la fois pour les parents et pour l’enfant.
Certains d’entre nous sont déboussolés par ce changement soudain. Il peut être difficile de comprendre que ce bébé qui était si docile et acceptait tout sans rien dire, se mette maintenant en colère et refuse de faire ce qu’on lui dit.

Cette période commence entre 18 mois et 2 ans, ce qui lui vaut le surnom de « terrible two ». Afin qu’elle ne soit pas “terrible” mais simplement une nouvelle étape dans le développement de votre enfant voici quelques conseils pour la gérer au mieux.

En plein dans cette période, nous avons testé toutes ces astuces. Certaines fonctionnent chez nous, d’autres non ou pas à chaque fois. Testez les toutes et gardez celles qui rencontrent le plus de succès 😉

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Oui, je les veux !

Proposer des choix

Vers les deux ans, l’enfant n’accepte plus qu’on lui impose nos décisions. Il s’oppose aux ordres de ses parents et commence à décider par lui-même. Cette période, le « terrible two », sera plus difficile si les parents insistent dans cette voie et continuent de lui dire quoi faire.
À ce moment de son développement, l’enfant a besoin de faire ses propres choix, il ne veut plus qu’on décide à sa place. Les parents peuvent alors lui poser des questions et lui donner le choix entre plusieurs possibilités.
Par exemple, “Préfères-tu mettre ta robe rouge ou le pantalon gris ?” ou “Veux-tu manger une pomme ou une banane ?”. Le fait de décider par lui-même fait fonctionner son cerveau pré-frontal alors que lorsqu’il ne fait qu’exécuter un ordre ce n’est pas le cas.

Nous utilisons cette technique surtout le matin au moment de se préparer ou au cours des repas.
Avant de connaître cette technique, je préparais seul la tenue que notre fille devait mettre le matin. Souvent elle n’était pas d’accord, se débattait et enlevait les vêtements que je lui mettais. Grâce à cette technique, nous avons changé notre façon de faire. Pendant un temps nous préparions plusieurs tenues assorties parmi lesquelles notre fille choisissez ses vêtements du jour. Et désormais toutes ses affaires sont à sa portée et elle choisit elle-même ses tenues.

Cette méthode a le mérite d’être facile à utiliser mais chez nous elle ne marche que de temps en temps. Souvent notre fille ne fait pas de choix et dit simplement “non”.

Expliquer calmement

Un enfant n’aime pas recevoir des ordres. Mais qui aime en fait ?

Le ton employé ainsi que la manière de dire les choses jouent un rôle important dans le fait que l’enfant acceptera ou non d’écouter. Si le parent emploi l’impératif, s’il dit juste “fait ci” ou “fait ça” sans autre explication il y a de grandes chances que l’enfant ne soit pas d’accord, qu’il lui réponde d’un grand “NON !”. Comment réagiriez-vous si quelqu’un vous donnez des ordres en permanence ?
Au contraire, si le parent se baisse pour être à hauteur de l’enfant, lui explique calmement la raison pour laquelle il lui demande de faire quelque chose, l’enfant se sentira plus impliqué. Il y a de plus grandes chances qu’il écoute et accepte la demande.

Nous utilisons généralement cette technique lors des matins un peu difficiles. Lorsque notre fille ne veut pas s’habiller ou mettre sa couche je lui explique pourquoi je lui demande de faire ça.

Accepter de changer soi même

Depuis que notre fille va chez une nounou je m’occupe d’elle le matin et Carole le soir. Lorsqu’elle était bébé j’avais trouvé mon organisation, elle était bien rodée : je me levais le premier pour me préparer tranquillement puis lorsque j’étais prêt je la réveillais, lui donnais le biberon, l’habillais puis on jouait tous les deux jusqu’au moment de partir. C’était efficace et j’aimais cette organisation que j’avais choisi.
Mais vers 18 mois elle a commencé à ne plus vouloir suivre mon rythme. Après le biberon elle ne voulait pas s’habiller et je passais plusieurs minutes à essayer de la convaincre car je ne veux pas la forcer. C’était inefficace et on perdait beaucoup de temps. Du coup on n’avait plus de temps pour jouer, j’étais énervé et on terminait les préparatifs dans la précipitation.
Un jour j’ai constaté qu’en la laissant jouer après le biberon, elle était tout à fait prête à s’habiller avant de partir. En fait son rythme n’était tout simplement pas le mien. En la forçant à le suivre elle était frustrée. J’ai réfléchi à cela et finalement son organisation me va très bien à moi aussi ! Du coup on a changé !

Camper sur ses positions ne mène à rien. Si nos besoins sont différents, essayons de trouver ensemble une solution qui satisfait tout le monde.
La période du non ou « terrible two » est un moment important dans le développement de l’enfant. Ils commencent à exprimer leur envie qui n’est pas forcément la nôtre. Ils s’opposent aussi pour affirmer leur différence. Continuer à leurs dire quoi faire va à l’encontre de leurs besoins. Les écouter et les laisser faire leurs propres choix sera plus … et la vie ensemble sera plus belle !

Découvrez d’autres conseils sur le « terrible two » et sur la communication entre parents et enfants dans les livres “J’ai tout essayé !” et Au cœur des émotions de l’enfant d’Isabelle Filliozat et Parents efficaces et Élever sans punir de Thomas Gordon.

Photo de couverture « No » par Mario Klingemann (https://flic.kr/p/wNkJc)


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4 comments

  • Francois-Xavier

    Bonjour Antoine,

    Cette période que l’on nomme « terrible two » a valu sa première fessée à notre plus grand (aujourd’hui âgé de 10 ans) car nous pensions simplement à l’époque que c’était la période d’opposition de l’enfant et qu’il fallait lui montrer qui « commandait » (en l’occurrence les parents). Cela ressemblait plus à une lutte d’ego voire à du « dressage » (le mot est un peu fort mais reflète bien la situation que nous vivions alors) du fait que nous n’étions pas vraiment à l’écoute de notre poussin et souvent pressés.

    Je me suis senti tellement mal après cette fessée (malgré tout douce en comparaison de celles que j’avais pu recevoir quand j’étais enfant) que je me suis juré de trouver d’autres solutions. J’ai depuis compris que l’opposition de l’enfant active certains mécanismes chez l’adulte qui réagit alors plus qu’il ne réfléchit.

    Grâce à la parentalité bienveillante, en prenant davantage le temps de s’écouter soi et de discuter avec nos enfants (de tisser le lien), en lisant (un blog comme le vôtre, les livres sur le sujet…) et en discutant avec des professionnels de l’enfance : nous avons trouvé des solutions. Cela change complètement la donne dans notre famille et autour de nous.

    Une dernière chose : dans cette période, notre plus petit traînait régulièrement les pieds au moment de s’habiller pour aller chez la nounou. Cela provoquait une certaine panique car nous ne voulions pas être en retard au travail qui se terminait, le plus souvent, en cris et en un rapport de force avec l’enfant pour l’habiller. Nous avions résolu cela, après différents essais, en le levant 1/4 h avant le plus grand afin qu’il ait plus de temps pour jouer avant d’accepter de s’habiller (c’est apparemment ce qu’il voulait)…

    • Antoine

      Merci pour votre témoignage François-Xavier.
      Votre blog est complètement en adéquation avec le nôtre !

  • Marion BF

    merci pour l’article, ici on s’adapte aussi un peu, on sait les « cartes » qu’on a à jouer mais pas forcément l’ordre (et il faut prendre le temps qu’il faut à l’enfant). je prépare les enfants en leur disant assez en avance ce qu’il y a à faire (après manger on s’habille ou tu finis ton jeu et on s’habille…) sinon avec des tableaux de rituel ça marche aussi (leur laisser un peu le choix de l’ordre entre repas et habillage et jeu), sinon on peut aussi botter en touche en rigolant en chantant et passer un peu au-delà du refus. Et l’importance du même déroulement qui les rassure.

    La période du « Non » suit aussi juste celle du « non » des parents « ne touche pas à ci à ça… » et ça commence à ce moment là : mettre la maison si possible au niveau de l’enfant. Bon ça peut pas être à 100%, il faut qu’il apprenne un peu aussi ce qu’il a le droit ou pas mais à petite dose (s’il y a trop d’interdit c’est difficile) et essayer d’équilibrer les « non » et les « oui ça tu peux »

    Bon courage aux parents, c’est une période pas facile, il faut bcp bcp répéter (mais c’est ça l’éducation non?)

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