Éducation positive : qu’est-ce que c’est ?

Sur ce blog, on vous parle de notre expérience sur l’éducation positive. On essaie de vous faire partager ce qu’on apprend en lisant des livres sur le sujet et comment on le met en pratique au quotidien.
Mais peut être ne savez-vous pas ce qu’est l’éducation positive ?
Voici une explication.

Ayez toujours les notions clés de l'éducation positive avec vous pour ne plus jamais être perdu face aux réactions de votre enfant !

Grâce à ses 15 fiches pratiques vous apprendrez à sortir du rapport de force, résoudre les conflits, réagir aux colères, trouver des alternatives aux punitions... et bien d'autres choses !

Oui, je les veux !

L’origine de l’éducation positive

Cette éducation se base sur les travaux de deux psychiatres autrichiens Alfred Adler (1870-1937) et Rudolf Dreikurs (1897-1937) mais également sur les dernières avancées en matière de neurophysiologie qui permettent de mieux comprendre ce que ressentent les enfants.

Aux Etats-Unis, cette forme d’éducation est prônée par des psychologues reconnus comme Thomas Gordon ou Aletha Solter depuis les années 1980. À travers leurs livres, leurs conférences ou des ateliers pratiques, ils ont formés des milliers de parents à cette forme d’éducation.

La notion de discipline positive est également mise en avant depuis les années 1990 par Jane Nelsen et Lynn Scott. Leur association “Positive Discipline” organise des ateliers qui aident les parents à mieux comprendre et communiquer avec leurs enfants.

Mais l’éducation positive est un courant mondial. En France des psychologues essaient de la faire connaître auprès des parents en écrivant des livres sur le sujet depuis les années 90. Les auteurs les plus connus se nomment Isabelle Filliozat, Catherine Gueguen, Adele Faber ou Elaine Mazlish pour n’en citer que quelques uns.

Les principes de l’éducation positive

L’éducation positive se base sur le fait d’être à la fois ferme et bienveillant avec son enfant.

Elle se place en alternative aux méthodes habituelles que sont l’autoritarisme et le laxisme, toutes deux basées sur la confrontation entre les parents et leurs enfants. Ces deux méthodes ont en commun le fait qu’une des deux parties impose sa volonté à l’autre. Chaque conflit se termine par la victoire de l’une sur l’autre (le parent est gagnant et l’enfant perdant avec la méthode autoritaire, le parent est perdant et l’enfant gagnant avec la méthode laxiste). La relation est affectée par ce jeu de pouvoir, le perdant éprouvant de la rancœur envers le gagnant.

Si bienveillante que soit l’intention, ce ne sont pas les sentiments du dictateur qui sont en question, mais les résultats du pouvoir sur ceux qui les supportent. […] Dans la méthode autoritaire, l’enfant a peu de raisons d’aimer ses parents. Dans la méthode permissive, les parents ont peu de raisons d’aimer l’enfant. Thomas Gordon.

Au contraire, l’éducation positive se base sur la communication, l’empathie et le respect des besoins de chacun pour mieux vivre ensemble. Pas de gagnant ni de perdant mais une famille qui cherche ensemble des solutions pour résoudre les conflits.

Nous invitons les parents à changer leur regard sur l’autorité, à coopérer avec leur enfant à travers une relation horizontale plutôt que dans un rapport vertical régi par les ordres donnés. Béatrice Sabaté, présidente de l’Association Discipline Positive France

L’un des points phares de cette éducation est l’identification des besoins de l’enfant derrière son comportement. Les caprices ne sont pas une demande irraisonnée mais une expression de son mal être. Le comportement de l’enfant a souvent une signification plus profonde que ce qu’il ne laisse penser. Au parent de la trouver pour mieux répondre à ses besoins.

Les émotions sont également au cœur de cette éducation. L’écoute sans jugement et l’acceptation sont nécessaires pour aider l’enfant à comprendre ses émotions et à ne pas en avoir peur.
Le parent ne cherche pas à arrêter des manifestations de colère, de tristesse ou de frustration mais les accompagnent en prenant par exemple l’enfant dans ses bras et en mettant des mots sur les émotions qu’il vit.

Un jeune enfant n’a pas la capacité cérébrale de réguler sa peur ou sa colère. Et il n’est pas bon de le laisser gérer seul ses émotions. Quand on l’envoie dans sa chambre pour «se calmer», l’enfant, par inhibition, peut certes s’arrêter de crier. Mais il se met alors dans un état de stress encore plus toxique : il a l’air calmé, mais il s’est juste insensibilisé. Et cette colère réprimée va un jour ressortir contre son petit frère, ou à l’école. Isabelle Filliozat

Mettre en place ce type d’éducation n’est pas facile et prend du temps.
Il est nécessaire que les parents se rendent disponibles pour leurs enfants s’ils veulent arriver à établir une relation respectueuse entre eux.

J’espère que ces principes de base de l’éducation positive vous auront permis d’en savoir un peu plus sur ce type d’éducation. Avez-vous envie d’essayer ?

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