Les trois clés de l’éducation positive

Pour cet article, nous accueillons Agnès Dutheil, professionnelle de l’éducation positive et auteure du livre La psychologie positive avec les enfants. Elle nous y livre les 3 clés pour utiliser l’éducation positive au quotidien.
Retrouvez là sur son site : www.lesateliersdupositif.fr

Qui apprécie les conflits avec les enfants ? Ni les enfants, ni les adultes semble-t-il. Fort de ce constat, le courant de pensée de l’éducation positive se propose de trouver des solutions efficientes de communication entre les uns et les autres. Mais quels sont, côté parents, les trois clés à utiliser pour mettre en œuvre ce généreux précepte éducatif ?

Ayez toujours les notions clés de l'éducation positive avec vous pour ne plus jamais être perdu face aux réactions de votre enfant !

Grâce à ses 15 fiches pratiques vous apprendrez à sortir du rapport de force, résoudre les conflits, réagir aux colères, trouver des alternatives aux punitions... et bien d'autres choses !

Oui, je les veux !

#CLÉ NUMÉRO 1 : DES CONFLITS SANS GAGNANTS NI PERDANTS MAIS AVEC DE LA COOPÉRATION .

Si les conflits peuvent parfois survenir au sein du cercle familial, pas de panique. Cette fois-ci il n’y aura personne pour perdre ni gagner puisque… tout le monde va gagner… en sérénité. En effet, si l’éducation positive prône pour les adultes une attitude ferme mais bienveillante avec les enfants, c’est bien pour se placer au-delà des enjeux traditionnels de pouvoir et de représentation.

Plus de rancœur dorénavant suite à un « recadrage » ni une dispute. Il va falloir jouer finement et trouver une nouvelle voie entre méthode autoritaire traditionnelle et laxisme qui déresponsabilise. En clair, il faut trouver sereinement des « solutions » et donc une collaboration sur les solutions et non plus une recherche véhémente des fautifs.

Évitant les écueils de l’éternelle situation de force de l’adulte, l’éducation positive va valoriser tous les efforts constructifs permettant une sortie de crise gagnant/gagnant et donc de fait, une collaboration efficiente.

#CLÉ NUMÉRO 2 : CONTRE LES IMPASSES, DE L’EMPATHIE, DE l’ÉCOUTE ET LE RESPECT DES BESOINS .

Pour que chacun puisse mieux vivre ensemble et dépasser les antagonismes et les tensions qui menacent toujours de survenir au sein de la famille, il n’y a pas de solution toute faite, pas de miracle en « ready made ». Bien au contraire, à chaque fois il y a mise en œuvre d’une recherche de solution collective.

Pour ne jamais s’enfermer dans une impasse, il y a nécessité de « cheminer » en synergie vers une solution. Pour ce faire, les deux parties doivent pouvoir écouter les besoins de l’autre. La coopération semble donc être la voie délicate et essentielle de cette méthode de communication s’exprimant dans une relation horizontale plutôt que verticale.

Pour éviter de donner des ordres et de susciter des effets contre-productifs à terme, l’adulte doit pouvoir faire un pas de côté par rapport au jeu de pouvoir habituel. L’identification des besoins de l’enfant est donc un enjeu essentiel dans cette transformation des routines d’interactions.
Pour bien comprendre le comportement de l’enfant et écouter les bons messages à décrypter, il faut passer outre les clichés qui nous conditionnent. Ainsi les caprices de l’enfant ne doivent pas être perçus comme des demandes irraisonnées mais bien comme une expression de son mal être. Dans la compréhension de ce que peut cacher un comportement, le parent identifie la réalité du besoin de son enfant.

#CLÉ NUMÉRO 3 : CONTRE LA PEUR ET LES COLÈRES, L’ÉCOUTE ET L’ACCEPTATION.

À l’occasion d’une dispute ou d’un conflit parent/enfant, on cherche souvent à arrêter brutalement les manifestations de colère, de tristesse ou encore de frustrations. Pour l’éducation positive, c’est totalement inutile voire contre-productif.
En effet, plutôt que de vouloir annihiler ou réduire ces emportements et ces grands mouvements d’émotions, cette théorie incite à accompagner l’enfant, voire de l’aider à mettre des mots sur ces maux. Dans cet accompagnement, l’adulte peut par exemple mettre l’enfant dans ses bras et tenter de cheminer avec lui symboliquement vers la verbalisation.

Pour l’adulte l’écoute sans jugement est donc impérative et permet à l’enfant de reprendre le contrôle de ses émotions sans avoir peur ni inhiber sa colère.
En effet, on sait aujourd’hui grâce aux sciences cognitives qu’un jeune enfant n’a pas la capacité cérébrale de réguler et gérer seul ses émotions. L’inhibition ou le stress engagé dans les états de tensions conflictuelles peuvent devenir toxiques pour lui et le rendre comme insensibilisé aux émotions des autres comme aux siennes. La colère et la violence emmagasinées reviendront avec la force d’un « boomerang » lancé, nous mettent en garde les scientifiques et les spécialistes de la petite enfance.

Si les préconisations de la parentalité positive sont donc adaptées pour nous libérer des archaïsmes relationnels et trouver des solutions pratiques aux conflits intrafamiliaux, il n’en reste pas moins que sa mise en place n’est pas si évidente. Elle demande sans nul doute adaptation, disponibilité et ouverture devant les possibles.

Agnès Dutheil
www.lesateliersdupositif.fr


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