La motricité libre

[Vidéo] La motricité libre

La motricité libre est le fait de laisser son enfant libre de ses mouvements.
Cette approche préconise donc de ne pas utiliser les objets qui entravent sa liberté de mouvement (parc, transat, trotteur par exemple) car ils freinent son bon développement.

Dans cette vidéo nous vous expliquons les principes de cette approche et comment la mettre en place chez vous.

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Bonjour à tous je suis Antoine du blog Éduquer différemment.
Aujourd’hui je vais vous parler de motricité libre.

besoins de l’enfant et notamment à ses besoins en terme de mobilité, ça lui permet de se mouvoir librement dans son environnement et du coup ça lui permet de mieux comprendre le monde, de le comprendre à son rythme.
La mobilité libre permet également de développer le langage. L’enfant va découvrir le monde, découvrir les objets qui l’entoure, apprendre à les nommer, enfin on va les nommer pour lui, pour lui permettre de les découvrir à son rythme.

Tandis qu’un environnement non adapté à la motricité libre peut être un frein à l’autonomie. Il empêche l’enfant de devenir autonome. Il peut être aussi un frein au niveau des relations parce que, dans un environnement non adapté, si l’enfant se déplace dans la maison et que la maison n’est pas adaptée, les parents vont toujours être obligé d’être derrière lui, de lui dire « non », de lui dire « stop, ne touche pas ça », « ne fait pas ceci », « ne fait pas cela ».
Pour l’enfant c’est invivable, et pour nous aussi. On ne peut pas toujours être derrière son enfant.

Adapter l’environnement

Bien sûr la motricité libre ce n’est pas juste de poser son enfant dans un coin et de lui dire « Vas-y déplace-toi librement ». Il faut que l’environnement soit adapté. Il faut, par exemple, que les prises électriques soit bouchées avec des embouts spéciaux. Il faut que les objets de valeur, les objets auxquels vous tenez et les objets auxquels vous ne voulez pas que l’enfant touche soient mis hauteur pour pas qu’ils puissent y accéder tout seul.

Au contraire sur le sol vous allez laisser à disposition de l’enfant tout ce qu’il peut toucher : des jouets à lui, une table basse sur laquelle il pourra prendre appui le jour où il sera prêt à se mettre debout. Vous pouvez aussi laisser des objets à vous pour lesquels vous ne voyez pas d’inconvénient à ce que l’enfant y touche.
Par exemple, chez nous, on avait mis les livres auxquels on tenait en hauteur et les livres de Gabrielle en bas pour qu’elle puisse les attraper et les lire quand elle le souhaitait. Elle était très intriguée par les DVD, bien sûr les DVD c’est fragile, ça peut facilement se rayer donc on n’avait pas envie qu’elle y touche. On avait mis les nôtres en hauteur et par contre ceux auxquels on ne tenait plus du tout et qu’on avait plutôt envie de donner, on les avait mis dans une caisse à sa disposition. Elle a adoré ouvrir les boîtes, regarder le DVD. En plus quand le soleil tape dessus ça brille, c’est rigolo, elle a adoré. Elle avait une caisse de 5, 6 DVD avec lesquels elle pouvait jouer. Elle s’éclatait avec.
Voilà c’est ce genre de chose que vous pouvez faire.
Dans notre chambre aussi, nous avions adapté. Elle pouvait prendre appui sur notre lit pour se mettre debout le jour où elle a été prête.

Pour commencer la motricité libre, il faut adapter l’environnement pour que l’enfant puisse se déplacer librement.
Dans la cuisine par exemple, il y a des choses dangereuses. Les placards doivent être fermés avec des protections anti-ouverture, pareil pour le frigo, les médicaments et les objets un petit peu dangereux de la salle de bain doivent être déplacés dans des placards en hauteur pour pas que l’enfant puisse y toucher.
C’est ce genre de chose qu’il faut faire.

Si l’enfant se déplace et qu’il voit, par exemple, une plante qui est posée par terre à laquelle il n’avait encore jamais touché. Un jour il se dit tiens mais qu’est-ce que c’est que ça je vais aller voir ce que c’est », et hop, il commence à tirer sur la plante. Bien sûr, vous, vous n’avez pas envie qu’il casse la plante ou qu’il joue avec la terre donc là, vous pouvez intervenir et arrêter l’enfant. Nommez l’objet « Ceci est une plante, c’est un ficus » par exemple si vous avez un ficus. Montrez lui comment s’en occuper, montrez lui une feuille et vous lui dites « Tu peux la toucher, la caresser. Par contre c’est caresser, pas tirer les feuilles » et vous pouvez aussi aller chercher un petit verre d’eau avec lui et lui montrer comment verser de l’eau dans le pot pour que lui aussi ait envie de s’occuper des plantes et découvre comment on s’occupe des plantes.
S’occuper avec vous des plantes va donner envie à l’enfant de découvrir son environnement et de comprendre son environnement.

Développer le langage

Tous les objets qu’il touche, vous pouvez les nommer « Ceci est une chaise », « Ceci est une table », « Là ce sont des livres », « Là c’est une plante ».
Découvrir son environnement et nommer les choses vont développer le langage de l’enfant. C’est pour ça que c’est important de nommer les choses et d’employer un vocabulaire riche.
Vous pouvez dire « Ceci est une plante » mais vous pouvez dire aussi « Ceci est un ficus, elle a des feuilles, elle est verte ». Voilà, vous employez un vocabulaire riche, il va développer le langage de l’enfant.
Même si au début, lorsqu’il a 3 ou 6 mois et qu’il ne parle pas encore, ce n’est pas grave. Il absorbe tout ce que vous dites, il entend tout ce que vous dites, et un jour il va le ressortir. Ce n’est pas parce qu’il ne parle pas qu’il ne comprend pas. L’enfant va absorber, entendre tout ce que vous dites et, jour après jour, cela va développer son langage. Un jour il parlera et il emploiera les mots que vous avez utilisé avec lui.

Certains objets sont à éviter

Pour les petits-enfants et les bébés, ce que la pensée Montessori préconise ce ne sont pas les parcs. On voit souvent des enfants qui sont dans des parcs parce que c’est plus facile pour les parents.
On les pose dans le parc et on n’a plus à les surveiller. Mais avec un environnement adapté et préparé on n’a pas à être constamment derrière son enfant.
Bien sûr il faut le surveiller un petit peu mais avec un environnement adapté on sait que tout ce qui est à disposition est sécurisé. L’enfant ne risque pas de se faire mal, il ne risque pas de casser quelque chose ni de se blesser. De ce côté-là on est rassuré.

Les parcs sont inutiles dans un environnement adapté. En plus le parc véhicule à l’enfant que l’environnement est dangereux. Ça lui fait comprendre : je te clôture, je t’enferme dans un parc parce que l’environnement est dangereux, je ne veux pas que tu t’y aventures, je n’ai pas confiance en toi. Le parc a plutôt une connotation négative.
Laisser l’enfant vadrouiller par lui-même lui permet de découvrir le monde à son rythme et lui indique « j’ai confiance en toi, le monde est grand et vaste, j’ai confiance en toi vas-y découvre le à ton rythme ».

La pensée Montessori, pour les petits-enfants qui ne se déplacent pas encore, plutôt que de les mettre dans des parc va préconiser un tapis de sol, un tapis assez gros et rembourré pour qu’il puisse amortir les chocs au cas où l’enfant tombe. Et également ferme pour que l’enfant puisse prendre appui dessus, qu’il puisse se retourner. Si vous le mettez sur le ventre, qu’il puisse se retourner sur le dos. Quand il commence à lever la tête (l’enfant a du mal au début à garder la tête haute) donc s’il retombe le fait que le tapis soit assez épais va lui permettre de ne pas se faire mal.

Tout est adapté à l’enfant.

On entend aussi le transat. Est-ce que le transat c’est quelque chose de conseillé ? Je ne pense pas.
Le transat, c’est un peu le même principe que le parc. On met l’enfant dans le transat et il ne peut plus bouger, il ne peut plus rien faire, il ne peut plus découvrir le monde, il est figé dans cette position, il peut juste regarder au plafond, un petit peu à droite, un petit peu à gauche et c’est tout.
Ce n’est pas vraiment adapté à l’enfant.

Nous avons un peu utilisé le transat au début mais c’était surtout pour les repas.
Il y a notamment des transats ou plutôt des cosy qui s’adaptent sur les chaises hautes. Ça par contre c’est très pratique, on ne va pas laisser l’enfant toute la journée dans son transat, c’est juste pour que l’enfant soit posé à côté de nous dans sa chaise haute en sécurité et qu’il puisse participer avec nous au repas. Ça lui permet de découvrir les repas, qu’il puisse voir et se dire « papa et maman mange avec une fourchette, avec un couteau, il mange de cette manière la en mettant la fourchette à la bouche »
Il va découvrir son environnement de cette manière là, il va découvrir comment vous vous nourrissez, parce que lui soit vous l’allaiter soit vous lui donner le biberon. Après il y a les petits pots mais au début il ne sait pas comment nous, nous nous nourrissons, avec quoi on se nourrit, ce qu’on mange… Le bébé ne sait pas tout ça.
Le mettre dans un transat qui est adapté à une chaise haute, pour ça le transat est pratique.
Par contre, une fois que le repas est terminé, posez le sur un tapis de sol avec quelques jouets à côté qu’il puisse soit attraper, soit un tout petit peu plus loin pour que ça lui donne envie de ramper et d’aller chercher l’objet, c’est très bien, pas besoin de plus.

Si on suit la pensée Montessori l’environnement idéal est organisé, structuré, épuré et surtout il apporte des stimulations. Mais pas trop. Il n’y a pas de sur-stimulation mais il y a suffisamment de stimulations, d’objets proches de l’enfant pour qu’il ne s’ennuie pas et puisse continuer à découvrir son environnement, à travers des jouets, à travers votre appartement, votre maison.

Ce qui intéresse beaucoup les enfants par la suite, une fois qu’ils savent se mettre debout ou à quatre pattes c’est de nous imiter. Un des jouets préférés de Gabrielle pendant un moment ça a été le balais. Elle adorait le balais, et également, passer l’éponge sur la table. Elle renversait un petit peu d’eau et hop elle passait l’éponge.

Si on récapitule la motricité libre c’est :

  • un environnement adapté pour que l’enfant puisse se déplacer seul
  • un environnement sécurisé pour qu’il puisse toucher à tout ce qu’il a envie (les objets de valeur auxquels vous tenez en hauteur, les objets dangereux enfermés et tout ce qui est accessible à l’enfant est sécurisé)

Voilà j’espère que cette vidéo vous a plu, n’hésitez pas à la partager et à la faire découvrir à d’autres parents.

À bientôt !


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