Vivre la pensée Montessori à la maison

Vivre la pensée Montessori à la maison

Chronique et résumé du livre
Vivre la pensée Montessori à la maison

Outils et conseils pour révéler le potentiel de son enfant

Phrase résumé du livre : Maria Montessori a créé une méthode que nous connaissons aujourd’hui principalement grâce aux écoles qui utilisent cette pédagogie. Mais la pensée Montessori est bien plus large que la seule pédagogie scolaire.
C’est cette autre facette que Emmanuelle Opezzo nous propose de découvrir dans son livre. La pensée Montessori propose aux parents un accompagnement de l’enfant à travers une organisation des espaces, des activités et des rituels pour que l’enfant apprenne à se développer à son rythme et acquiert une grande autonomie.

Vivre la pensée Montessori à la maison de Emmanuelle Opezzo, 2015, 224 pages

Livre Vivre la pensée Montessori à la maisonLe livre se découpe en 4 parties qui permettent de comprendre les bases de la philosophie Montessori, d’appliquer l’autorité bienveillante et d’apprendre à lâcher prise sans laisser faire.

Ayez toujours les notions clés de l'éducation positive avec vous pour ne plus jamais être perdu face aux réactions de votre enfant !

Grâce à ses 15 fiches pratiques vous apprendrez à sortir du rapport de force, résoudre les conflits, réagir aux colères, trouver des alternatives aux punitions... et bien d'autres choses !

Oui, je les veux !

Partie 1 : La philosophie Montessori

La clé du développement humain

La liberté de suivre librement et sans entrave les étapes du développement de l’espèce humaine est la clé de notre développement. Elle permet d’être à l’écoute de soi, de ses goûts et de son unicité.
Cette liberté est également nécessaire à l’enfant pour devenir autonome. Pour apprendre à faire seul, il a besoin d’une liberté de choix puis d’exécution. En effet, il ne pourra pleinement se consacrer à une activité que s’il l’a lui-même choisi.
Un enfant privé de liberté, se trouve bridé dans ses envies de découverte. Cette non liberté finira par le décourager et entraînera un manque de confiance en lui et un manque de volonté. Car le développement de l’enfant passe par l’exploration du monde qui l’entoure.
Mais avant d’oser s’aventurer, il a besoin d’être sécurisé. Cette sécurité, il l’a trouvera dans l’amour et l’attachement d’une personne référente, généralement sa mère ou son père.
La qualité et la richesse de cet attachement dépend grandement de la rapidité et de la manière dont on a répondu à ses demandes.

Les compétences sociales et émotionnelles d’un enfant dont les peurs ont été apaisées et qui a bénéficié d’activités motrices et intellectuelles suffisantes se développeront naturellement. Il sera joyeux, empathique, responsable, patient, gentil, etc. Au contraire, un enfant ayant grandi sans cet attachement aura des difficultés à construire son sens moral et à éprouver de l’empathie et de la sympathie pour autrui.

L’intelligence du coeur

Plusieurs formes d’intelligences existent. Si l’on entend souvent parlé des compétences motrice et logico-déductive c’est parce qu’elles sont utilisées dans la mesure du QI.
Mais elles ne sont pas les seules ! Il existe d’autres formes d’intelligence et notamment les intelligences sociale et émotionnelle (Isabelle Filliozat les appelle “l’intelligence du coeur).
L’apprentissage est fondamental pour un enfant. Un enfant qui apprend est curieux, créatif, enthousiaste, joyeux. L’apprentissage lui permettra de s’ouvrir au monde et de naturellement partager avec les autres ses expériences.

Apprendre la paix

La pensée Montessori s’attache également à la transmission des valeurs de paix.
Selon elle, la paix n’est pas l’absence de conflits mais arrive grâce à une éducation à la différence, à la diversité et à la tolérance. Et tout ceci commence à la maison, avec une éducation bienveillante.
Les êtres humains, et donc les enfants, sont munis d’un esprit d’appartenance à un groupe qui leur procure empathie et amour de l’autre. Cet amour inné est fondamental dans leur développement. Ensuite, c’est la richesse de leur vie sociale et le fait de connaître le partage qui leur permettra de développer leur sens moral et leur esprit coopératif et collaboratif.

Et qu’en dit la science ?

Emmanuelle Opezzo termine cette première partie en abordant la pensée Montessori du côté de la science.
L’être humain a deux cerveaux : le cerveau archaïque (celui des instincts primitifs : l’instinct de survie, les émotions) et le neocortex.
Bien que le cerveau archaïque soit celui qui devienne mature le premier, le neocortex est celui qui sert à tempérer les sentiments qu’ils produit. Il est alors facile de comprendre qu’un enfant ne sache pas se calmer seul (son neocortex n’étant pas encore mature), il a absolument besoin d’un adulte pour l’aider à s’apaiser. Cette aide passe notamment par l’écoute empathique. En effet, le neocortex ne peut pas jouer son rôle de “modérateur” si l’enfant n’est pas traité de façon bienveillante.

Partie 2 : Pour en finir avec les préjugés

Dans cette deuxième partie de Vivre la pensée Montessori à la maison, Emmanuelle Opezzo revient sur quelques préjugés que nous pouvons avoir en matière d’éducation afin de les contredire.

L’éducation ne passe par l’application d’une méthode

Tout homme possède en lui les capacités propres à l’espèce humaine comme la lecture, l’écriture, l’art, les mathématiques, etc. Le fait que les capacités d’un individu se développent ou non dépend de l’environnement dans lequel il est élevé et de ses propres prédispositions. Par exemple, les enfants arrivent à apprendre seul au contact d’un environnement adapté (ils n’ont pas besoin des adultes pour parler ou marcher par exemple)

Pour apprendre une nouvelle compétence et devenir autonome, l’enfant a besoin d’être prêt. Ne forçons jamais un enfant à faire quelque chose pour lequel il n’est pas prêt, respectons son rythme de développement (nous abordons cette notion dans un article sur le passage de la couche au pot)
Par contre, nous pouvons suivre une logique qui va faciliter sa compréhension et l’aider à apprendre une nouvelle capacité. Tout d’abord, 1) commençons par faire ensemble en montrant à l’enfant, puis 2) laissons-le essayer par lui-même. Ne pas l’interrompre, le laisser expérimenter et faire ses propres erreurs lui permettra de se corriger lui-même et d’affiner ses gestes.

L’enfant est programmer pour s’adapter

Le petit naît “indéterminé”, il naît complètement démuni, ne sachant rien faire.
Par contre, sa grande force est sa capacité d’absorption (ce que la pensée Montessori appelle l’esprit absorbant)
Le nouveau né va s’imprégner de son environnement pour apprendre et ainsi s’adapter à ce qui l’entoure. Par exemple, un enfant ne sait pas parler à la naissance. C’est l’écoute attentive des personnes autour de lui qui lui permettra d’apprendre. La langue qu’il parlera n’est pas innée, il apprendra celle que parle les gens qu’il côtoie.

L’enfant est capable de se concentrer longtemps

Si le jouet est adapté et participe à son développement, l’enfant est capable de se concentrer longtemps.
Et, contrairement à ce que l’on pourrait croire, un enfant agité n’a pas besoin de se défouler. Au contraire, il a besoin d’être apaisé par une activité calme et minutieuse qui lui demandera de la concentration, comme par exemple du piquage ou découpage.

L’enfant n’aime pas jouer

L’enfant n’est pas intéressé par le jeu qui diverti. De 0 à 3 ans il veut explorer et manipuler ce qui l’entoure car sa “mission” est de comprendre le monde. Prenons soin de ne pas arrêter ses explorations, car, en faisant cela, nous lui signifions « ne soit pas curieux”, “ne prend pas d’initiative” (pour plus de conseils sur ce sujet, lisez nos 4 astuces pour arrêter de dire Non inutilement)

Passé ce stade, entre 3 et 6 ans, l’enfant ne veut toujours pas jouer mais… nous imiter !
Il veut « faire pour de vrai ». Maria Montessori préconisait d’ailleurs des activités de vie pratique aux enfants de cet âge.

L’enfant n’aime pas être aidé

En effet car c’est grâce à la pratique que nos gestes se précisent et que l’on s’améliore. Si nous les aidons, nous les empêchons de faire par eux-même. Nous ne devrions les aider que s’ils nous le demandent.

L’enfant ne fait pas de caprices, il aime obéir

L’enfant aime ses parents, il ne cherche pas à les fâcher. Lorsque l’on croit que les enfants nous testent, en fait ils testent leur environnement pour en comprendre le cadre. Ils essaient de comprendre ce qui est permis et ce qui ne l’est pas.

Partie 3 : Les piliers de la pratique

Dans cette troisième partie, Emmanuelle Opezzo passe en revue des points spécifiques de l’approche Montessori.

Nous avons de multiples croyances sur les enfants et l’éducation, et ce, avant même d’en avoir !
Ce que nous disent nos parents, nos grands-parents et même la société sur la manière d’élever les enfants vient brouiller notre vision. Lorsque l’on devient parent, nous devrions nous affranchir de tout cela et adopter un regard neuf et “mieux-veillant” sur notre enfant.
De la même manière, la société nous a inculqué des “points de passage” par lesquels le développement de notre enfant devrait passer et surtout, quand il devrait les atteindre. Mais cela ne fait que nous mettre sous pression (et donc notre enfant également).
Arrêtons de nous inquiéter parce qu’il ne marche pas encore à 12 mois, qu’il n’a pas un vocabulaire aussi développé que son copain du même âge.
Chacun a son rythme.
Regardons le grandir sans nous poser de questions et en profitant simplement de l’instant présent.

Comme l’auteur nous l’a déjà expliqué, l’environnement est primordial dans le développement de l’enfant.
Dans cette partie elle va plus loin et explique que c’est aux parents d’adapter l’environnement afin qu’il aide l’enfant à développer ses capacités et à grandir en tant que personne. À nous, parents, de lui proposer un environnement dans lequel il trouvera les éléments (jouets, activités) nécessaires à son développement moteur, psychique et intellectuel.

C’est pour cela que la pensée Montessori parle d’un environnement adapté. Il s’agit d’un environnement qui a été pensé pour que l’enfant s’y épanouisse et trouve tout ce qui est nécessaire à son développement.
Idéalement cet environnement est organisé, ordonné et adapté à la taille de l’enfant (nous vous donnons nos astuces pour adapter votre maison à votre enfant dans cet article). Cela lui permettra d’accéder à ce dont il a besoin sans demander à un adulte, ce qui lui procurera autonomie et liberté de choix.
Un environnement adapté répond aux besoins de l’enfant en terme de : mobilité, éducation des sens, langage, motricité fine, socialisation.
Au contraire, si l’environnement n’est pas adapté, il risque d’entraver son développement. Cet environnement inadapté engendrera un climat familial pesant car l’enfant exprimera sûrement sa gêne par des pleurs qui mèneront probablement à des conflits. L’enfant sera en plus limité dans son autonomie (pour accompagner votre enfant vers l’autonomie, vous pouvez lire notre article)

L’environnement idéal doit être organisé, ordonné, épuré, esthétique, sans surstimulation, mais suffisamment riche pour nourrir le développement et les activités de l’enfant

Une fois que l’environnement est organisé et sécurisé, le parent doit le présenter à son enfant pour, d’une part, le sécuriser (car un enfant qui connaît son environnement est sécurisé) et d’autre part, le mettre dans une dynamique de curiosité et l’inciter à le découvrir par lui-même en utilisant ses sens.
Lorsque l’enfant s’approche d’un objet qu’il ne connaît pas encore, vous pouvez le nommer et lui présenter. Cela lui permettra de développer ses connaissances et son vocabulaire. Même s’il ne parle pas, l’enfant emmagasine les mots et les répètera plus tard.

De nombreux jeux sensoriels et d’association/dissociation favorisent la compréhension du monde à l’enfant. Ils ont pour but d’enrichir son vocabulaire, de raffiner ses sens, de l’amener à découvrir et comprendre son environnement et de renforcer la complicité et la confiance parent-enfant.

Emmanuelle Opezzo nous invite également à coopérer avec notre enfant pour reprendre le contrôle du rythme de notre vie et vivre dans l’instant présent.
Les tâches ménagères sont un excellent moyens pour cela, et cela lui inculque qu’elles ne ne sont ni des contraintes ni des punitions.
Votre enfant peut vous aider à faire la cuisine pour développer ses sens comme l’odorat, le goût et le toucher. Et passer l’aspirateur ou le balais pour développer sa motricité.

Mais veillez à ne pas aider « inutilement » votre enfant. En effet, beaucoup de nos “aides” sont, au mieux inutiles, au pire néfastes. Nos interventions peuvent avoir des conséquences négatives dans le processus de développement de l’enfant car elles entravent son apprentissage et sa volonté.

Aide inutile : toute action de notre part qui vise à faire à la place de notre enfant quelque chose qu’il sait déjà faire
Entrave au développement : toute action de notre part qui empêche l’enfant d’apprendre à faire seul

Bien souvent, nous “aidons” notre enfant pour de mauvaises raisons : nous sommes pressés et voulons aller vite, nous voulons que les choses soient “bien” faites au lieu de nous concentrer sur le fait que notre enfant apprend, etc.
Nous devons faire attention à ne pas interrompre oralement l’enfant lorsqu’il entrain de faire. Ces interruptions le déconcentrent et l’arrêtent. De plus, d’après l’auteur, un enfant qui est fréquemment interrompu ne prendra plus d’initiatives, perdra son envie de découvrir et aura tendance à abandonner plus facilement lorsqu’il sera confronté à des tâches difficiles.
Ainsi, au lieu d’interrompre, attendons que l’enfant est fini, puis donnons lui un retour constructif qui lui permettra de s’améliorer.

Aider utilement son enfant
– Montrer avant de faire “D’abord je te montre, ensuite c’est ton tour”
– Limiter nos interventions physiques et verbales
– Observer sans parler puis faire un retour constructif
– Apprendre à son enfant à demander de l’aide

Conséquences de nos interventions inutiles
– Freine l’autonomie
– Affecte la confiance en soi, l’estime de soi, la volonté, la persévérance
– Fais perdre l’initiative, l’envie de découvrir et de faire par soi-même
– Développe une tendance à abandonner facilement face à la difficulté

La pensée Montessori va de paire avec une autorité bienveillante. C’est à dire d’abandonner les rapports de force. Nous ne sommes pas en guerre contre nos enfants, arrêtons de penser qu’ils nous manipulent. Sortir de ce regard est un premier pas vers l’autorité bienveillante.
Une fois le rapport de force mis de côté, lâchons prise. Mais ne nous trompons pas, lâcher prise ne veut pas dire abandonner toute forme d’autorité, si un comportement va à l’encontre des règles de la maison, il doit cesser. Lâcher prise signifie “se défaire de principes trop rigides basés sur un pouvoir illégitime”.
Le fait de lâcher prise nous permet d’accepter notre enfant dans son processus de développement.

Partie 4 : Focus sur le quotidien

Dans cette partie, Emmanuelle Opezzo examine comment vivre la pensée Montessori à la maison au quotidien.

L’environnement préparé

L’environnement doit être préparé et pensé pour toutes les pièces de la maison.

Commençons par la chambre. Elle peut être découpée en plusieurs aires ayant chacune une fonction bien définie : l’aire du sommeil, l’aire d’activité, l’aire de change, l’aire de soin. En fonction de la taille de la chambre, d’autres aires peuvent être créées : l’aire de lecture, l’aire de musique, le coin dédiés aux arts plastiques, etc.

Ensuite, la cuisine. Dans cette pièce, deux aménagements peuvent être effectués :

1) installer un marchepied pour que l’enfant puisse accéder à tout ce qui n’est pas à sa portée : évier, plan de travail, tiroirs, etc.
2) placer la vaisselle et les couverts à portée de l’enfant pour qu’il puisse mettre la table. En ce qui concerne la vaisselle, la pédagogie Montessori préconise d’utiliser une vaisselles cassable afin que l’enfant apprenne à maîtriser ses gestes. Pensez bien sûr à l’adapter la taille de l’enfant.

Certains éléments de la cuisine peuvent être dangereux pour un enfant, ne le laissez jamais seul dans cette pièce et présentez lui tous les dangers de manière concrètes pour le sensibiliser. En effet, l’auteure nous dit que la plupart des accidents domestiques sont causés par un manque de connaissance de l’enfant et par son besoin de découverte.

Enfin, suivez le même principe dans la salle de bain afin que l’enfant puisse être autonome. Vous pouvez, par exemple, ranger ses affaires dans des étagères ou des tiroirs bas.

Le repas

La diversification alimentaire est une étape importante dans la vie du jeune bébé. Il cesse d’être nourri seul, par la mère, pour venir à table avec tous les autres membres de la famille. Cela lui procure un sentiment d’appartenance à cette famille.
Afin que ce moment soit partagé, essayons le plus possible de manger ensemble. Adaptons nos horaires, quitte à manger un peu plus tôt et à faire manger l’enfant un peu plus tard, pour être ensemble et partager cet instant dans la convivialité.

Le repas est l’occasion pour l’enfant d’utiliser ses sens : l’odorat, le toucher et bien sûr le goût. Afin qu’il découvre les senteurs, les textures et les saveurs, laissons-lui le temps de profiter de cet instant.
Le repas est également l’occasion pour le petit enfant d’exercer sa motricité fine et notamment la pince entre le pouce et l’index. Pour cela, rien de tel que d’attraper les petits morceaux avec les doigts. Dans notre culture nous mangeons avec des couverts mais laissons-le, dans un premier temps, s’exercer à attraper avec les doigts ses aliments, toujours dans le but de l’aider à se développer.

Enfin, pour que le repas reste toujours un plaisir, gardez à l’esprit que les enfants savent se réguler. Il ne mange que ce dont ils ont besoin, aussi, ne le forcez pas à terminer son assiette mais faites-le goûter régulièrement de nouveaux aliments pour développer son palais.

Les soins

Les soins sont à la fois un temps de complicité entre le parent et son enfant mais également un moment d’apprentissage. À force de nous voir répéter les mêmes gestes jour après jour, l’enfant va les apprendre.
Pour lui faciliter la tâche, nous pouvons suivre ces quelques conseils :

  • impliquer l’enfant
  • ritualiser ces instants
  • toujours suivre dans le même ordre les différentes étapes
  • simplifier nos gestes pour les rendre compréhensibles par l’enfant

Ces diverses astuces permettront à l’enfant de gagner en autonomie pendant les soins.
Il peut être tenant, encore une fois pour aller plus vite, de tout faire à la place de l’enfant. Mais une fois qu’il est en mesure de prendre soin de lui seul, laissons le faire. Cela lui donnera confiance en lui et le guidera vers l’autonomie.

Le sommeil

Bien dormir est essentiel à la bonne santé. Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser l’endormissement s’apprend. Certains d’entre nous s’endorment en quelques minutes alors que pour d’autres il leur faut parfois une heure.
La pédagogie Montessori préconise l’utilisation d’un matelas au sol. En effet, grâce au matelas au sol, l’enfant est autonome. Il décide de se coucher lorsqu’il est fatigué et, il se lève tout seul lorsqu’il est réveillé et reposé.
Le pré-requis indispensable à l’utilisation d’un tel système est la confiance mutuelle.

Comme venons de le dire, l’endormissement s’apprend, et pour le faciliter, Emmanuelle Opezzo nous livre plusieurs astuces.
Tout d’abord, le respect de l’heure du coucher ainsi que le suivi chaque jour d’un rituel, sont, pour elles, deux éléments indispensables à un bon endormissement. En effet, le rituel favorise la relaxation car l’enfant sait exactement ce qui va se passer, il n’est pas surpris.
Ensuite, les parents doivent accompagner les enfants lors du coucher. Ils peuvent redouter ce moment car ils ne savent pas où il va les emmener ni ce qu’il se passe lorsqu’ils s’endorment. Il est donc important de ne pas négliger leurs peurs et d’avoir des phrases rassurantes avant de les laisser, comme “Nous nous retrouvons demain pour une belle journée”.
Enfin, à nous de rester ferme et bienveillant pour ne pas faire durer inutilement le rituel du coucher.

Le jeu et les jouets

Pour l’enfant le jeu et le travail sont une seule et même chose. L’enfant ne joue pas pour se divertir, comme nous les adultes, mais joue pour apprendre et se construire en tant que personne. Il est donc très important de bien choisir les jouets.
Heureusement, Emmanuelle Opezzo nous livre les critères d’un bon jouet.
Ils doivent :

  • Aider l’enfant à participer à son environnement et à la société
  • Construire son intelligence
  • Accroître son indépendance
  • Transmettre des compétences

Ensuite, elle nous donne les caractéristiques d’un bon jeu :

  • Favorise la concentration
  • Favorise le raffinement sensoriel
  • Participe à l’acquisition de compétences
  • Permet de faire comprendre les règles et consignes

La fin du chapitre est consacré au choix des jouets et notamment comment choisir un bon jouet et quels jouets sont à éviter.
En gros, il s’agit des jouets en plastique et des jouets tout-en-un. En effet, un bon jouet est simple et a un objectif unique.

Les livres

Les livres sont des supports pour transmettre des connaissances.
Ils peuvent être présentés très tôt à l’enfant. Certains livres à fort contrastes sont mêmes prévus pour les nouveaux nés (découvrez notre sélection qui leur ait dédiée)
N’hésitons pas à être sélectif sur le choix des livres car ils ont un objectifs de transmission de valeurs, donc mieux vaut éviter les livres qui sont en contradiction avec les nôtres.

Comme avec les jouets, commençons par présenter l’objet “livre” à l’enfant. Nous pouvons tout d’abord lui montrer l’objet sous toutes les facettes. Puis lui indiquer comment le tenir et enfin comment tourner les pages.

N’ayons pas peur de laisser l’enfant tenir le livre, dès qu’ils sont capable de s’asseoir, ils peuvent tenir un livre. Bien sûr au début, mieux vaut prévoir des livres avec de grosses pages cartonnées pour éviter qu’elles ne soient déchirées.

Enfin, concernant le choix des livres, les imagiers sont à privilégier les deux premières années de l’enfant. À cet âge, l’enfant à envie de découvrir le monde réel grâce à des imagiers montrant la réalité. Ce n’est qu’à partir de 3 ans, au moment où l’enfant commence à faire la différence entre le réel et l’imaginaire que nous pouvons introduire des histoires dessinées.

Les sorties

Le livre Vivre la pensée Montessori à la maison se termine par les sorties.
Elles sont importantes pour faire découvrir le monde à l’enfant. À l’extérieur on trouve les fleurs, les végétaux, les animaux, les insectes… Grâce aux sorties, l’enfant va développer ses connaissances. Par exemple, expliquer les différentes saisons lui permettra de “prendre conscience du cycle de la vie”.

Nous devons également lui faire découvrir les animaux qui nous entoure. Ils sont partout, apprenons lui à les respecter et à ne pas en avoir peur.

Il en est de même avec les végétaux, les plantes et les fleurs. Nous pouvons éveiller la curiosité des enfants et leur apprendre leur nom et à les reconnaître.

Il y a tant de choses à découvrir, prenons le temps de montrer à notre enfant toutes ces choses qui nous entoure afin qu’il devienne curieux et ait envie d’apprendre toute sa vie.

Conclusion

Une fois passée la première partie une peu trop philosophique à mon goût, on rentre dans le concret avec de nombreux exemples bienvenus.

Emmanuelle Opezzo arrive à rendre la pensée Montessori accessible à tous avec ce livre. Il permettra à de nombreux parents d’en comprendre les principes et de les appliquer à la maison. En plus de partager sa vision de la pensée Montessori, elle livre ses conseils pour l’appliquer avec bienveillance.

Un livre que nous conseillons chaleureusement tant pour vivre la pensée Montessori à la maison que pour les conseils sur l’éducation bienveillante 😉

Points positifs

  • Un livre clair avec des exemples précis
  • La pédagogie Montessori adaptée pour la maison
  • Le lexique de la pédagogie Montessori
  • Le cahier d’exercices destiné aux parents

Points négatifs

  • Une première partie un peu trop philosophique, ce qui rend la lecture difficile

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